Avant toute chose, cette histoire, on peut l’entendre dans le film « la guerre selon Charlie Wilson » écrit par Aaron Sorkin qui raconte comment les américains ont armé les talibans en Afghanistan pour lutter contre les Russes dans les années 80. Le film est excellent (Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman). Bref, voici l’histoire du maître Zen.

Dans un village, suite à un accident, un enfant se retrouva orphelin; en l’apprenant, un des disciples du maître Zen alla le voir et lui dit : « maître, ce qui arrive à cet enfant est horrible ! »

Le maître Zen répondit : « on verra bien ».

L’enfant fut recueilli par la famille la plus riche du village qui s’occupa formidablement bien de son éducation.

Le disciple : « maître, c’est formidable, ce qui est arrivé à ce pauvre enfant ! »

Le maître Zen : « on verra bien ».

Pour son quinzième anniversaire, l’enfant reçut un cheval de ses parents, mais une mauvaise chute le paralysa des membres inférieurs.

Le disciple : « maître, c’est horrible, le sort semble s’acharner sur cet enfant ! »

Le maître Zen : « on verra bien ».

Lorsque la guerre éclata, tous les hommes valides furent appelés à se battre, beaucoup ne reviendraient jamais; l’enfant, jeune adulte désormais, ne fut pas appelé à cause de son handicap.

Le disciple : « maître, finalement, il s’en sort plutôt bien sur ce coup là ! »

Le maître Zen : « on verra bien ».